L'univers des mots...

Merci pour tout.

le 08/08/2007 à 22h41
Un vent frais fait voler les feuilles,
on dirait qu'il murmure l'adieu du soir à la forêt.
Nikolaus Lenau


Voila, l'histoire de mon blog prend fin, j'avais encore beaucoup de choses à dire, beaucoup à partager, mais le temps m'a prise de court.
Peu importe, tout doit finir un jour, je ne le sais que trop bien.
Je remercie tous ceux qui sont passés ou qui vont passer sur mon blog, tous vos commentaires m'ont fait énormément plaisir...

Partir, c'est mourir un peu ;
C'est mourir à ce qu'on aime :
On laisse un peu de soi-même en toute heure et dans tout lieu.
Edmond Haraucourt

Vous revoir (Marc Levy)

le 30/07/2007 à 00h57
Nos regards se sont croisés...et tu m'as demandé si je me sentais seul. J'ai balancé ma tête pour dire non, avec toute la force qu'il fallait pour chasser un mensonge.

Je n'imaginais pas pouvoir aimer comme je l'ai aimée. J'ai cru à elle comme on croit à un rêve. Quand il s'est évanoui, j'ai disparu avec lui.

La vérité est ailleurs, la peur est plurielle. Il m'a fallu du temps pour m'avouer que j'ai eu peur de ne pas savoir l'entraîner au bout de mes rêves, peur de ne pas être à leur hauteur, peur de ne pas pouvoir les réaliser, peur de ne pas être finalement l'homme qu'elle attendait, peur de m'avouer qu'elle m'avait oublié [...] peur de ne pas savoir réinventer le rire à deux, peur qu'elle ne soit plus celle que j'avais aimée, et surtout, peur de la perdre à nouveau, ça, je n'en aurais pas eu la force.

Un jour tu reviendras marcher le long de cette clôture, tu sonneras au portail, des inconnus te feront visiter ta propre maison, et quand ils te raccompagneront à la porte de ce qui a été ton enfance, tu te sentiras seul, très seul.

Parce qu'elle est tout ce que j'aurais voulu être. Elle est courageuse là où je n'étais qu'obstiné, elle invente là où je ne faisais qu'appliquer, elle a survécu là où je vais mourir, et j'ai une peur bleue. [...] J'ai envie de donner des coups de pieds dans ces arbres qui vont me survivre; j'ai oublié de faire tant de choses.

A force de fermer les yeux sur ce qui les entoure, certains sont devenus aveugles sans même le savoir. Je me suis contenté d'apprendre à voir, même dans le noir.

Il suffit de cesser de croire une seule seconde pour que le rêve se brise en mille morceaux.

L'argent et le pouvoir ne nous survivent pas. L'Homme n'invente l'éternité de son existence que dans les sentiments qu'il partage.

Elle apparaît parfois dans l'instant d'un regard qu'elle m'a appris à poser sur les choses, sur un paysage, un vieillard qui traverse la rue en portant son histoire; elle surgit dans un rayon de pluie, dans un reflet de lumière, au détour d'un mot dans une conversation, elle est mon immortelle.

Il y a des chagrins d'amour que le temps n'efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites.

Nous avons vécu le début d'une histoire, elle était comme une promesse que la vie n'a pas tenue; moi je tiens toujours mes promesses.

Je pense que ce n'est pas seulement l'endroit où l'on va qui donne un sens à la vie, mais aussi la façon dont on s'y rend.

Si tu le peux, je voudrais que tu te souviennes de moi, moi je ne t'oublierai pas. Un autre instant de toi, même si court, cela valait vraiment la peine. [...] Chaque minute de toi fut comme un moment volé. Rien ne pourra me l'enlever.

Tant que l'on pense à une personne, elle ne meurt jamais, alors pense à lui et pas à ton chagrin.

Le destin a parfois besoin d'un tout petit coup de pouce, aujourd'hui, l'amitié consistait à lui tendre la main.

Ainsi se referme l'histoire, sur tes sourires et le temps d'une absence. J'entends encore tes doigts sur le piano de mon enfance. [...] où que je sois je m'endors dans tes regards. Ta chair était ma chair. De nos deux moitiés, nous avions inventés des promesses; ensembe nous étions nos demains. Je sais désormais que les rêves les plus fous s'écrivent à l'encre du coeur.

Je ne ressens ni colère ni regrets. Les moments que tu m'as donnés portent un nom, l'émerveillement. Ils le portent encore, ils sont faits de ton éternité. Même sans toi, je ne serai plus jamais seul, puisque tu existes quelque part.

Souffrance...

le 30/07/2007 à 00h40
La souffrance d'autrui, même lorsqu'on connaît la cause, est une porte verrouillée de l'intérieur contre laquelle on ne peut que frapper discrètement pour que l'autre sache qu'il n'est pas seul.
Yvon Rivard
A WAY BACK INTO LOVE

I've been living with a shadow overhead

I've been sleeping with a cloud above my bed
I've been lonely for so long
Trapped in the past, I just can't seem to move on

I've been hiding all my hopes and dreams away
Just in case I ever need em again someday
I've been setting aside time
To clear a little space in the corners of my mind

All I want to do is find a way back into love
I can't make it through without a way back into love
Oh oh oh

I've been watching but the stars refuse to shine
I've been searching but I just don't see the signs
I know that it's out there
There's got to be something for my soul somewhere

I've been looking for someone to shed some light
Not somebody just to get me through the night

I could use some direction
And I'm open to your suggestions

All I want to do is find a way back into love
I can't make it through without a way back into love
And if I open my heart again
I guess I'm hoping you'll be there for me in the end
oh, oh, oh, oh, oh

There are moments when I don't know if it's real
Or if anybody feels the way I feel
I need inspiration
Not just another negotiation

All I want to do is find a way back into love
I can't make it through without a way back into love
And if I open my heart to you
I'm hoping you'll show me what to do
And if you help me to start again
You know that I'll be there for you in the end

Se meurt dans sa solitude...

le 30/07/2007 à 00h17
Etre seul, c'est s'entraîner à la mort.
L-F Céline

When I'm gone..(Three Doors Down)

le 18/07/2007 à 03h39
There's another world inside of me
That you may never see
There're secrets in this life
That I can't hide
Somewhere in this darkness
There's a light that I can't find

Maybe it's too far away...


Maybe I'm just blind...


So hold me when I'm here
Right me when I'm wrong
Hold me when I'm scared
And love me when I'm gone
Everything I am
And everything in me
Wants to be the one
You wanted me to be
I'll never let you down
Even if I could
I'd give up everything
If only for your good
So hold me when I'm here
Right me when I'm wrong
You can hold me when I'm scared
You won't always be there
So love me when I'm gone

Love me when I'm gone...

When your education x-ray
Can not see under my skin
I won't tell you a damn thing
That I could not tell my friends
Roaming through this darkness
I'm alive but I'm alone
Part of me is fighting this
But part of me is gone

Maybe I'm just blind...

Love me when I'm gone...

When I'm Gone...
Par ce récit, cette confession, je lègue à la postérité mon oeuvre la plus précieuse, ma réussite la plus chérie, ma vie.

Jamais je n'ai oublié ces visages hilares, ces lazzis, ces obscénités et ces rires.. Je les entends encore résonner à mes oreilles...
J'avais appris la haine.

Ce soir-là s'acheva mon enfance. J'avais treize ans.

Cette première expérience n'ouvrit pas à la volupté mon corps trop jeune. Elle y laissa une blessure que toute une vie ne suffirait pas à cicatriser.

J'avais l'impression qu'à l'intérieur de moi même, je n'avais plus de chairs, qu'il y avait un vide, et que celui-ci se remplissait de toiles d'araignée.

L'autre loi était de ne jamais tomber amoureuse. Depuis que Pharas s'était vengé sur moi de ses échecs, je ne pouvais plus aimer. Etait-ce pour toujours ou seulement pour un temps, je ne le savais. Cependant, l'existence que je menais desséchait chaque jour un peu plus mon coeur. Or, je ne voulais pas me laisser aller à la haines des homme, engendrée par celle d'un seul, car le ressentiment est toujours négatif. Je ne cherchais pas à me venger des hommes, mais à les utiliser.

Je n'avais plus de soucis matériels, plus de préoccupations intimes, plus de problèmes, je ne me posais plus de questions. Ma vie, mon âme, mon esprit étaient pris en charge.

Si j'avais bénéficié de la chance, c'était que j'avais su la provoquer...
Je l'avais gagné de haute lutte en pliant les hommes, les évènements et même le destin à ma volonté.

Jamais ne s'effacera de nos mémoires ton image lors de ce tragique conseil. Tu paraissais plus grande que les plus grandes tant tu étais majestueuse. Tu t'étais volontairement enlaidie et jamais tu n'as été plus fascinante, plus belle.

Je fus assez incensée pour être heureuse...Semblable à n'importe quelle parcelle humaine de mon empire, je cédai à l'absurde désir de vivre au moins une fois.
Je m'en voulais de mon imprudence, ma propre faiblesse m'humiliait, et pourtant je portais mon amour comme un diadème invisible et bien plus beau que tous ceux dont je me parais quotidiennement.

Je m'enfermai trois jours et trois nuits...
Les crises de prostration alternèrent avec des heures de d'agonie où je pleurais, criait, m'arrachait les cheveux : je m'enlaidissais à plaisir et suais le sang... sans témoins. ma liaison n'avait duré que de maigres mois, je n'avais connu que quelques nuits d'amour dont ma mémoire enfermait chaque instant.

Il me paru brusquement que toutes les lumières s'éteignaient en moi. Je me fermai volontairement à toute sensibilité et peut-être de cette expérience déchirante naquit cette cruauté qu'on devait me reprocher..

Il était difficile d'imaginer sa force, sa gaieté, sa blondeur, sa vitalité réduites en cendres...cet homme qui emportait dans la tombe la partie vivante de moi même.

Mon passé entier défila devant moi et je mis à jour les comptes de toute une vie. J'avais réussi aux yeux de tous au-delà du possible. Mais effacer les traces de mon enfance, toutes les couronnes du monde n'y seraient pas parvenues. Les circonstances m'avaient fabriquée telle que j'étais, les expériences malheureuses avaient progressivement desséché mon coeur au point d'en faire ce fruit racorni, noirci, pourri par un soleil trop brûlant. Je tenais encore debout simplement par devoir.
J'avais atteint une sorte de désespoir et, pour le combattre, je continuais à tourner comme un corps sans âme.

L'heure des adieux allait bientôt sonner. Je voulus l'anticiper pour être encore en état de jouer ma dernière représentation.

Je traitais la mort selon la tactique avec laquelle j'avais toujours traité mes adversaires. Elle me mettait des bâtons dans les roues, je ne pouvais l'écraser, donc j'affectais de l'ignorer.

Parvenue à ma litière, j'en fermai les courtines comme j'aurais tiré le rideau de scène sur la resplandissante tragédie de ma vie.

Chaque chose a un prix...

le 18/07/2007 à 00h04
Il faut sans cesse et sans cesse passer par toutes les étapes de la désillusion, se retrouver seul et toucher le fond de sa détresse. Choisir le difficile, l'impossible, la nuit, ce qui n'est pas dit. Ecrire est à ce prix. Vivre aussi.
Hélène Ouvrard

Pain (Three Days Grace)..sublime..

le 22/06/2007 à 22h23
Pain, without love
Pain, I can't get enough
Pain, I like it rough
Cause I'd rather feel pain than nothing at all
**
You're sick of feeling down
You're not the only one
I'll take you by the hand
And I'll show you a world that you can understand
This life is filled with hurt
When happiness doesn't work
Trust me and take my hand
When the lights go out you will understand
**
Anger and agony
Are better than misery
Trust me I've got a plan
When the lights go off you will understand
**
I know...
That you're wounded
You know...
That I'm here to save you
You know...
I'm always here for you
I know...
That you'll thank me later

Trop seule...

le 22/06/2007 à 21h19
Notre grand tourment dans l'existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent qu'à fuir cette solitude.
Gyu de Maupassant


La solitude coule dans mes veines
Elle me brûle de l'intérieur
Je ne ressens pour elle que de la haine
Elle m'empoisonne le coeur
---
La solitude est un rat dégoûtant
Qui ronge les restes de mon âme
Elle se délecte de mon sang
Et ne cesse de déguster mes larmes
---
La solitude m'a faite prisonnière
De ses griffes acérées
Mais ce soir je me libère
En regardant mon sang couler
HIdden-Soul

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