Si je te faisais parler de la guerre, c'est probablement tout Shakespeare que tu me citerais « Une fois de plus sur la brèche mes amis... »
Mais tu n'as pas vécu la guerre. Tu n'as jamais tenu contre toi ton meilleur ami, tu ne l'as pas vu haleter jusqu'au dernier souffle avec un regard qui implore.
Si je te fais parler de l'Amour, tu vas probablement me dire un sonnet.
Mais tu n'as pas connu de femmes devant qui tu t'es senti vulnérable. Une femme qui t'aies étalé d'un simple regard. Comme si Dieu avait envoyé un ange sur Terre pour toi, pour t'arracher une profondeur d'enfer. Mais tu ne sais pas ce que c'est que d'être son ange à elle ! Et de savoir que l'amour que tu as pour elle est éternel et survivra à tout. Même au cancer.... Et aux nuits passées assis dans une chambre d'hôpital pendant des mois, en lui tenant la main, parce que les médecins ont lu dans tes yeux que tu n'as pas l'intention de te plier aux heures de visite.
Tu ignores ce que c'est que de perdre quelqu'un ; parce que l'on ne connaît ça que quand on sait aimer plus que l'on ne s'aime soi-même. Je doute que tu aies jamais osé aimer à ce point.
Je vais te dire ce que je sais, tous les jours je passe te chercher et on repart ensemble, et puis on sort, on boit quelques verres et on rigole… Et c’est très bien, mais le meilleur moment de ma journée sont les 10 secondes qu’il y a entre l’instant où je me gare et celui où j’arrive devant ta porte, parce que j’espère toujours que je vais aller frapper à la porte et que tu ne seras plus là , pas d’au revoir ni d’explications, rien du tout, tu seras parti, je ne sais peut être pas grand chose mais ça je le sais.
Tu n'es pas parfait vieux ! Et laisse moi t'épargner le suspens, la fille que tu as rencontré, elle n'est pas parfaite non plus !
Mais la question est de savoir si vous êtes parfaits l'un pour l'autre.










