L'univers des mots...

Livres..

Vous revoir (Marc Levy)

le 30/07/2007 à 00h57
Nos regards se sont croisés...et tu m'as demandé si je me sentais seul. J'ai balancé ma tête pour dire non, avec toute la force qu'il fallait pour chasser un mensonge.

Je n'imaginais pas pouvoir aimer comme je l'ai aimée. J'ai cru à elle comme on croit à un rêve. Quand il s'est évanoui, j'ai disparu avec lui.

La vérité est ailleurs, la peur est plurielle. Il m'a fallu du temps pour m'avouer que j'ai eu peur de ne pas savoir l'entraîner au bout de mes rêves, peur de ne pas être à leur hauteur, peur de ne pas pouvoir les réaliser, peur de ne pas être finalement l'homme qu'elle attendait, peur de m'avouer qu'elle m'avait oublié [...] peur de ne pas savoir réinventer le rire à deux, peur qu'elle ne soit plus celle que j'avais aimée, et surtout, peur de la perdre à nouveau, ça, je n'en aurais pas eu la force.

Un jour tu reviendras marcher le long de cette clôture, tu sonneras au portail, des inconnus te feront visiter ta propre maison, et quand ils te raccompagneront à la porte de ce qui a été ton enfance, tu te sentiras seul, très seul.

Parce qu'elle est tout ce que j'aurais voulu être. Elle est courageuse là où je n'étais qu'obstiné, elle invente là où je ne faisais qu'appliquer, elle a survécu là où je vais mourir, et j'ai une peur bleue. [...] J'ai envie de donner des coups de pieds dans ces arbres qui vont me survivre; j'ai oublié de faire tant de choses.

A force de fermer les yeux sur ce qui les entoure, certains sont devenus aveugles sans même le savoir. Je me suis contenté d'apprendre à voir, même dans le noir.

Il suffit de cesser de croire une seule seconde pour que le rêve se brise en mille morceaux.

L'argent et le pouvoir ne nous survivent pas. L'Homme n'invente l'éternité de son existence que dans les sentiments qu'il partage.

Elle apparaît parfois dans l'instant d'un regard qu'elle m'a appris à poser sur les choses, sur un paysage, un vieillard qui traverse la rue en portant son histoire; elle surgit dans un rayon de pluie, dans un reflet de lumière, au détour d'un mot dans une conversation, elle est mon immortelle.

Il y a des chagrins d'amour que le temps n'efface pas et qui laissent aux sourires des cicatrices imparfaites.

Nous avons vécu le début d'une histoire, elle était comme une promesse que la vie n'a pas tenue; moi je tiens toujours mes promesses.

Je pense que ce n'est pas seulement l'endroit où l'on va qui donne un sens à la vie, mais aussi la façon dont on s'y rend.

Si tu le peux, je voudrais que tu te souviennes de moi, moi je ne t'oublierai pas. Un autre instant de toi, même si court, cela valait vraiment la peine. [...] Chaque minute de toi fut comme un moment volé. Rien ne pourra me l'enlever.

Tant que l'on pense à une personne, elle ne meurt jamais, alors pense à lui et pas à ton chagrin.

Le destin a parfois besoin d'un tout petit coup de pouce, aujourd'hui, l'amitié consistait à lui tendre la main.

Ainsi se referme l'histoire, sur tes sourires et le temps d'une absence. J'entends encore tes doigts sur le piano de mon enfance. [...] où que je sois je m'endors dans tes regards. Ta chair était ma chair. De nos deux moitiés, nous avions inventés des promesses; ensembe nous étions nos demains. Je sais désormais que les rêves les plus fous s'écrivent à l'encre du coeur.

Je ne ressens ni colère ni regrets. Les moments que tu m'as donnés portent un nom, l'émerveillement. Ils le portent encore, ils sont faits de ton éternité. Même sans toi, je ne serai plus jamais seul, puisque tu existes quelque part.

Par ce récit, cette confession, je lègue à la postérité mon oeuvre la plus précieuse, ma réussite la plus chérie, ma vie.

Jamais je n'ai oublié ces visages hilares, ces lazzis, ces obscénités et ces rires.. Je les entends encore résonner à mes oreilles...
J'avais appris la haine.

Ce soir-là s'acheva mon enfance. J'avais treize ans.

Cette première expérience n'ouvrit pas à la volupté mon corps trop jeune. Elle y laissa une blessure que toute une vie ne suffirait pas à cicatriser.

J'avais l'impression qu'à l'intérieur de moi même, je n'avais plus de chairs, qu'il y avait un vide, et que celui-ci se remplissait de toiles d'araignée.

L'autre loi était de ne jamais tomber amoureuse. Depuis que Pharas s'était vengé sur moi de ses échecs, je ne pouvais plus aimer. Etait-ce pour toujours ou seulement pour un temps, je ne le savais. Cependant, l'existence que je menais desséchait chaque jour un peu plus mon coeur. Or, je ne voulais pas me laisser aller à la haines des homme, engendrée par celle d'un seul, car le ressentiment est toujours négatif. Je ne cherchais pas à me venger des hommes, mais à les utiliser.

Je n'avais plus de soucis matériels, plus de préoccupations intimes, plus de problèmes, je ne me posais plus de questions. Ma vie, mon âme, mon esprit étaient pris en charge.

Si j'avais bénéficié de la chance, c'était que j'avais su la provoquer...
Je l'avais gagné de haute lutte en pliant les hommes, les évènements et même le destin à ma volonté.

Jamais ne s'effacera de nos mémoires ton image lors de ce tragique conseil. Tu paraissais plus grande que les plus grandes tant tu étais majestueuse. Tu t'étais volontairement enlaidie et jamais tu n'as été plus fascinante, plus belle.

Je fus assez incensée pour être heureuse...Semblable à n'importe quelle parcelle humaine de mon empire, je cédai à l'absurde désir de vivre au moins une fois.
Je m'en voulais de mon imprudence, ma propre faiblesse m'humiliait, et pourtant je portais mon amour comme un diadème invisible et bien plus beau que tous ceux dont je me parais quotidiennement.

Je m'enfermai trois jours et trois nuits...
Les crises de prostration alternèrent avec des heures de d'agonie où je pleurais, criait, m'arrachait les cheveux : je m'enlaidissais à plaisir et suais le sang... sans témoins. ma liaison n'avait duré que de maigres mois, je n'avais connu que quelques nuits d'amour dont ma mémoire enfermait chaque instant.

Il me paru brusquement que toutes les lumières s'éteignaient en moi. Je me fermai volontairement à toute sensibilité et peut-être de cette expérience déchirante naquit cette cruauté qu'on devait me reprocher..

Il était difficile d'imaginer sa force, sa gaieté, sa blondeur, sa vitalité réduites en cendres...cet homme qui emportait dans la tombe la partie vivante de moi même.

Mon passé entier défila devant moi et je mis à jour les comptes de toute une vie. J'avais réussi aux yeux de tous au-delà du possible. Mais effacer les traces de mon enfance, toutes les couronnes du monde n'y seraient pas parvenues. Les circonstances m'avaient fabriquée telle que j'étais, les expériences malheureuses avaient progressivement desséché mon coeur au point d'en faire ce fruit racorni, noirci, pourri par un soleil trop brûlant. Je tenais encore debout simplement par devoir.
J'avais atteint une sorte de désespoir et, pour le combattre, je continuais à tourner comme un corps sans âme.

L'heure des adieux allait bientôt sonner. Je voulus l'anticiper pour être encore en état de jouer ma dernière représentation.

Je traitais la mort selon la tactique avec laquelle j'avais toujours traité mes adversaires. Elle me mettait des bâtons dans les roues, je ne pouvais l'écraser, donc j'affectais de l'ignorer.

Parvenue à ma litière, j'en fermai les courtines comme j'aurais tiré le rideau de scène sur la resplandissante tragédie de ma vie.
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Les guerriers de la lumière se reconnaissent au premier regard.
Ils sont au monde, ils font partie du monde, et ils ont été envoyés au monde sans besace ni sandales. Souvent ils sont lâches. Et ils n'agissent pas toujours correctement.
Les guerries de la lumières souffrent pour des sottises, ils se préoccupent de choses mesquines, se jugent incapable de grandir. De temps en temps, ils se croient indignes d'une bénédiction ou d'un miracle.
Les guerries de la lumière se demandent fréquemment ce qu'ils font ici. Souvent ils trouvent que leur vie n'a pas de sens.
C'est pour cela qu'ils sont des guerriers de la lumière. Parce qu'ils se trompent. Parce qu'ils s'interrogent. Parce qu'ils continuent de chercher un sens. Et ils finiront par le trouver.

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La tricheuse..(guy des cars)

le 05/06/2007 à 15h39
C'est terrible, n'est-ce pas, ce que la jalousie peut faire d'une amoureuse?

Votre destin d'Homme est de rester marqué par moi qui fus et resterai votre unique amante.

Nul n'a jamais pu aller contre ta volonté de femme, mais je veux que tu saches..que je t'aurais aimé même vieille et laide..Il y a eu, entre nous, quelque chose de plus fort et de plus durable que la beauté physique! ..je veux aussi te remercier pour l'élégance et la grandeur de ton amour: tu as atteint le but que tu cherchais pour me faire le moins de peine possible. Ton sacrifie est grandiose!.. je suis l'homme qui a connu le plus grand bonheur de ce monde!

Un livre magnifique, sublime, grandiose..C'est cette phrase au dos du livre qui m'a poussé à le lire..
"Si l'héroïne de cette histoire triche avec la vie, et avec la mort, c'est pour garder l'homme qu'elle aime, pour lui laisser au moins un souvenir impérissable de leur amour."

Et après..(G.Musso)

le 10/05/2007 à 18h00

"Et dire qu'il s'était souvent plaint de sa vie:
trop de travail, trop d'impôts, trop de contraintes...
Bon sang, qu'il avait été stupide ! Il n'y avait rien de plus plaisant que son existence. Même un jour de tristesse était quand même un jour vécu.
Il s'en rendait compte maintenant.
Dommage qu'il n'en ait pas pris conscience plus tôt.

Ouais, mais tu n'es pas le premier à ressentir ça, mon vieux.
C'est tout le problème avec la mort: elle renvoie aux interrogations essentielles lorsqu'il est déjà trop tard.

Il eut un sourire désabusé puis jeta un coup d'oeil dans le rétroviseur.
Le petit miroir lui renvoya l'image d'un homme en sursis.
Que pensait-il vraiment de la mort au fond de lui ?"

Le petit prince.. (A.St exupéry)

le 23/04/2007 à 19h24
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.

C'est tellement mystérieux, le pays des larmes.

Il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner..

Le cygne noir.. (R. Sabatier)

le 23/04/2007 à 00h50
D'apparence calme, je cachais mes blessures derrière un sourire.

Ce qui procède de l'instinct n'a pas encore reçu l'aval du raisonnement..

Elle déteste que je l'appelle mère, comme si c'était un gros mot.

La pire agression n'est pas celle du poignard; elle est celle du regard qui se refuse.
Tu sais, il y a tellement de chose que je voudrais, tellement, tellement de choses que je voudrais, je ne sais pas si je pourrais te les dire..

Karisma..., le mot rayonnait à l'intérieur de son corps, comme s'il était écrit aussi en elle, et qu'il l'attendait.

Il y avait le silence, surtout, un silence si grand et si fort que Lullaby avait l'impression qu'elle allait mourir.

La vie se retirait d'elle et partait, s'en allait dans le ciel et dans la mer..

Chaque regard durait des mois, des années..
La folie, c'est l'incapacité de communiquer ses idées.

La conscience de la mort nous incite à vivre d'avantage.

Avez-vous jamais rencontré quelqu'un qui se soit demandé pourquoi les aiguilles d'une horloge tournent dans un sens, et non dans l'autre?

Nous sommes tous fous d'une façon ou d'une autre..
"Vous êtes fière et humble, tourmentée et naïve. Vous êtes profonde comme la nuit, limpide comme le miroir, ardente comme le soleil et glacée comme la lune. Vous restaurez les traditions, vous réinventez les codes. Vous êtes dans le présent, vous naviguez dans le passé, vous projetant déjà dans l'avenir. Vous êtes femme et homme, une et multiple, mouvement et immobilité. Plus je vous connais, plus je suis étonné par l'Infini qui vous habite."

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